vernis et notes

Retouche rouge sous l‘oeil affligé de Pascal Dusapin

Comme je n’ai jamais mis de vernis à ongles, quand je vois ma main, j’ai l’impression que c’est celle de quelqu’un d’autre!

Hier soirée vraiment sympa à la Maison Rouge. J’avais mis du rouge à lèvres et A
nne de Villepoix a fait des photos super, mais je ne sais pas si elle me les enverra. Jambières Fragile . Short / Pull rouge et rouge à lèvres mal mis.

A young woman in her bed chamber trying a wig on her bottom for effect: her maid-servant holds a mirror for her and sniggers with amusement; a cat arches its back in fright and a dog dives for cover under the young woman’s corset which is lying on the floor.

A fat hunchbacked man with two large warts on his nose with hairs growing out, admires his fashionable wig in a hand-mirror; a grinning barber trims his wig in front of a table on which there are various hair-dressing appliances.

A woman wearing an extraordinarily high wig decorated with beads and lace, discusses her head-dress whilst taking tea with a man sitting opposite who wears a legal tie wig, gown and bands; on the wall is a framed picture of two monkeys sitting at a table drinking tea.

JACQUES PATIN

NOTES BOKASSA

Bokassa et parade nazie berk

 

Je montre à R, le film INA du couronnement de Bokassa. c’est toujours un truc qui laisse pantois. Je cherche où ont été fabriqués les éléments de décor mais n’ai pas encore trouvé.La vaisselle du couronnement quant à elle a été vendue l’an dernier. J eme demande qui a dessiné ces saloperies pour Hitler et pour Bokassa plus tard

Notes

On trouve là, la robe incrustée de perles et de pierres façon rubis, les deux capes et les traines doublées de fourrure d’hermine blanche. Les vêtements de couleur rouge sont brodés de fil d’or représentant des soleils et des abeilles. « Ce sont des pièces historiques. Il n’ y a guère que Napoléon et Bokassa qui se sont sacrés Empereur » explique Me André Billy le commissaire priseur qui s’amuse de l’étonnante curiosité que suscite la mise en vente aux enchères de ce trousseau impérial.
QUI VA ACHETER?
La mise à prix a été fixée à 150 000 F. De fait, le fastueux déballage attire invariablement le regard vers les deux mannequins de bois, les longues traines étalées et les chaussures signés Berlutti. « C’est impressionnant mais quelque part cela me gêne à cause de l’image que l’on garde aujourd’hui de Bokassa. Il était un tyran sanguinaire peut-être même anthropophage n’est-ce pas? » questionne cette visiteuse venue essentiellement pour les meubles de style qui feront l’essentiel de la vente de ce samedi « africain ». « Les propriétaires de ces pièces uniques souhaitent s’en séparer. Ils les avaient acquis lors de la destitution de l’empereur grâce aux liens d’amitiés qu’ils entretenaient avec un proche de Bokassa » poursuit Me André Billy. « Ils sont de la région mais ils tiennent à garder un strict anonymat » explique-t-il encore. On les comprend.
L’intérêt est de savoir s’il y aura foule aujour’hui dans la salle de ventes pour suivre ces enchères, et si l’on comptera par exemple plus d’acheteurs potentiels que de curieux attirés par cette affiche insolite.
Et si les amateurs des habits du sacre impérial de novembre 1977 toujours aussi contesté et contestable auront à coeur de se partager les dépouilles d’un couple complètement mégalomaniaque et dont le passage à la tête de cet Etat africain y fut plus préjudiciable que prévu.
Réponse en fin d’après-midi au terme de cette vente d’exception.

 

Je me disais que parfois j’ai une vraie indigestion, non , pire lassitude d trop d’images que je consomme.

 

LES FOLIES DU PRINCE P. / GOETHE 9 avril 1787

Les folies du prince Pallagonia nous ont occupés tout le jour. Et ces folies se sont trouvées tout autres que les récits et la lecture ne nous les avaient représentées. Car, avec le plus grand amour de la vérité, celui qui doit rendre compte de l’absurde est toujours embarrassé. Il veut en donner une idée, et par là il lui donne quelque valeur, tandis qu’à vrai dire, c’est un rien qui veut être compté pour quelque chose. Je dois ajouter d’abord une autre réflexion générale, c’est que ni l’œuvre du plus mauvais goût, ni la plus excellente, ne proviennent immédiatement d’un seul homme, d’une seule époque, et qu’avec quelque attention on peut assigner à l’une et à l’autre une généalogie. La fameuse fontaine de Palerme doit être rangée parmi les ancêtres de la démence pallagonienne. Seulement la fontaine est ici sur son propre terrain, et se produit dans la plus grande liberté. Je veux chercher à développer cette filiation.

Si, dans ces contrées, un château de plaisance est situé plus ou moins au milieu du domaine et que, pour arriver à la demeure seigneuriale, il faille passer à travers des terres labourées, des jardins potagers et d’autres établissements utiles d’exploitation rurale, en cela, les méridionaux se montrent meilleurs ménagers que les gens du Nord, qui sacrifient souvent à l’établissement d’un parc une grande étendue de sol fertile, pour flatter la vue avec de stériles buissons. Dans le Midi, au contraire, on élève deux murs, entre lesquels on arrive au château sans apercevoir ce qui se trouve à droite et à gauche. Cette avenue commence d’ordinaire par un grand portail ou même-par un passage voûté, et finit dans la cour du château. Or, afin que l’œil trouve entre les murs de quoi se satisfaire, ils sont courbés en dehors, ornés de volutes et de piédestaux, sur lesquels ça et là peut se dresser un vase ;

Les faces sont ravalées, divisées en compartiments et peinturées. La cour du château forme un rond de maisons d’un étage, où demeurent les valets et les ouvriers ; le château s’élève sur le tout son imposante masse carrée.Telle est la disposition traditionnelle, comme elle a existé probablement jusqu’au temps où le père du prince bâtit le château dans un goût qui, s’il n’était pas des meilleurs, était du moins supportable. Mais le possesseur actuel, sans renoncer à ces traits généraux, permet la plus libre carrière à son goût et à sa passion pour les formes laides, monstrueuses, et on lui fait beaucoup trop d’honneur en lui accordant seulement une étincelle d’imagination.

Nous entrons donc dans la grande salle, qui commence à la limite du domaine, et nous trouvons un octogone très-haut pour sa largeur. Quatre géants énormes, en guêtres modernes, boutonnées, soutiennent la corniche, sur laquelle, vis-à-vis de l’entrée, plane la sainte Trinité. L’avenue qui mène au château est plus large que d’ordinaire, le mur est changé en un socle élevé et continu sur lequel des bases remarquables supportent des groupes étranges, et, dans l’intervalle de l’un à l’autre, s’élèvent des vases nombreux. Ces monstruosités, fabriquées à la hâte par les plus vulgaires tailleurs de pierre, sont d’autant plus choquantes qu’elles sont faites du tuf coquillier le plus tendre. Toutefois une meilleure matière ne rendrait que plus frappante l’indignité de la forme. J’ai parlé de groupes : c’était me servir d’une expression fausse et impropre, car ces juxtapositions ne sont nées ni d’aucune sorte de réflexion ni même du caprice, elles sont plutôt entassées au hasard. Trois groupes forment chaque fois la décoration d’un de ces piédestaux carrés, leurs bases étant disposées de telle sorte que toutes ensemble, dans des positions diverses, remplissent l’espace quadrangulaire. Le groupe principal consiste ordinairement en deux figures, et sa base occupe la plus grande partie de la face antérieure du piédestal. Ce sont le plus souvent des monstres à figure d’hommes ou d’animaux. Pour remplir l’espace postérieur du piédestal, il faut encore deux groupes : celui de grandeur moyenne représente ordinairement un berger ou une bergère, un cavalier ou une dame, un singe ou un chien dansant. Mais il reste encore un vide sur le piédestal : il est rempli le plus souvent par un nain, car cette race joue partout un grand rôle dans les plaisanteries insipides.

Mais, pour donner au complet les éléments de l’extravagance du prince Pallagonia, nous en dresserons le catalogue. Créatures Humaines : mendiants, mendiantes, Espagnols, Espagnoles, Maures, Turcs, bossus, gens contrefaits de toute sorte, nains, musiciens, polichinelles, soldats costumés à l’antique, dieux, déesses, gens habillés à l’ancienne mode française, soldats en guêtres, portant gibernes, mythologie avec des additions burlesques, Achille et Chiron avec Polichinelle. Animaux : figures incomplètes, cheval avec des mains, tête de cheval sur un corps humain, singes défigurés, dragons et serpents en nombre ; toute espèce de pattes à des figures de tout genre, doublements, permutations de têtes. Vases : toute sorte de monstres et d’ornements qui se terminent par en bas en ventres de vases et en socles.

Qu’on se représente ces figures exécutées par centaines, dépourvues de sens et d’esprit, rassemblées sans choix et sans dessein ; qu’on se figure ces socles, ces piédestaux et ces monstres alignés à perte de vue, on partagera l’impression pénible dont chacun doit être saisi, lorsqu’il est poussé à travers ces vergers de la folie.

Nous approchons du château, et une avant-cour demi-circulaire nous ouvre ses bras : le mur principal, en face, dans lequel est pratiquée la porte d’entrée, est construit comme une forteresse. Nous y voyons une figure égyptienne enchâssée dans le mur, un jet d’eau sans eau, un monument, des vases dispersés alentour, des statues qu’on a couchées sur le nez. Nous entrons dans la cour du château, et nous trouvons le rond traditionnel, entouré de petits bâtiments, et formant dans son contour des demi-cercles plus petits, afin que la diversité ne manque pas. Le sol est en grande partie gazonné. Il s’y trouve, comme dans un cimetière dégradé, des vases de marbre bizarrement contournés, qui proviennent du père ; des nains et d’autres monstruosités d’une époque plus récente, jetés pèle mêle sans avoir pu jusqu’à ce jour trouver une place. On passe même devant un berceau tout rempli d’anciens vases et d’autres pierres contournées. Mais l’absurdité de ce mauvais goût se montre au plus haut degré en ce que les corniches des petits bâtiments sont inclinées d’un côté ou de l’autre, en sorte que le sentiment du niveau et de la ligne verticale, qui est une loi de l’intelligence humaine et la base de toute eurythmie  est blessé et froissé en nous. Et toutes ces toitures sont bordées à la file d’hydres et de petits bustes de singes musiciens et de folies pareilles. Les dragons alternent avec les dieux ; un Atlas, au lieu de la voûte du ciel, porte sur le dos une futaille.

Si l’on croit échapper à tout cela dans le château, bâti par le père, et qui offre un aspect relativement raisonnable, on trouve, un peu en avant de la porte, une tête d’empereur romain, couronnée de lauriers, posée sur un corps de nain, qui est assis sur un dauphin. Dans le château même, dont l’extérieur fait attendre un intérieur passable, la fièvre du prince recommence à extravaguer. Les pieds des chaises sont sciés inégalement, en sorte que personne ne peut s’asseoir, et le concierge invite les visiteurs à se défier des sièges solides, parce que sous leurs coussins de velours ils cachent des épines. Dans les angles sont des candélabres en porcelaine de Chine, qui, observés déplus près, sont composés de tasses, de coupes, de soucoupes et autres pièces cimentées ensemble. Pas un coin où ne se montre quelque caprice. Et même la vue admirable de la mer, par-dessus les promontoires, est gâtée par des vitraux coloriés qui, par un ton faux, refroidissent ou embrasent la contrée. Je dois citer encore un cabinet lambrissé de vieux cadres dorés, taillés pour être ajustés ensemble. Là toutes les mille formes de ciselure, toutes les différentes dégradations de dorures vieilles ou nouvelles, plus ou moins poudreuses et endommagées, se pressent les unes contre les autres, couvrent toutes les murailles, et donnent l’idée d’une boutique de bric-à-brac.

Il faudrait un volume pour décrire la chapelle seulement. On y trouve la clef de toute cette extravagance, qui ne pouvait pulluler à ce point que dans un esprit bigot. Je laisse à penser toutes les grossières images d’une dévotion déréglée qui peuvent se trouver là, mais je ne passerai pas le meilleur sous silence. On voit fixé au plafond un crucifix sculpté assez grand, ayant les couleurs de la nature, verni, avec de la dorure entremêlée. Dans le nombril du crucifix est vissé un crochet ; à ce crochet est suspendue une chaîne fixée à la tête d’un adorateur agenouillé, qui flotte dans l’air, et qui, peinturé et verni,comme toutes les autres images de l’église, doit présenter un emblème de l’incessante dévotion du seigneur châtelain. Au reste le palais n’est pas terminé : une grande salle, établie par le père, et dont la décoration riche, variée, n’est pas d’un effet désagréable, est inachevée ; car la vaste folie du maître ne peut venir à bout de ses extravagances.

Kniep, dont le sens artiste était révolté dans cette maison d’aliénés, s’est montré impatient pour la première fois : il m’a entraîné comme je cherchais à me représenter et à noter en détail les éléments de cette absurde création. Toutefois il a bien voulu à la fin dessiner un des groupes, le seul qui offrît du moins une sorte de tableau. Il représente une femme à tête de cheval, assise sur une chaise et jouant aux cartes avec un cavalier dont le corps est vêtu à la vieille mode, et dont la tête de griffon est parée d’une grande perruque surmontée d’une couronne. Cela rappelle les armes de la maison Pallagonia, qui sont encore bien étranges après toutes ces folies : un satyre présente le miroir à une femme à tête de cheval.

Notes

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Finalement c’est pas mal de communiquer par mail avec les étudiants.

Je ris en regardant la tête des gens littéralement assommés par le titre de mon bouquin: C’est magnifique ce titre. Et je ne me souvenais même pas du livre. Seul le Songe m’est resté en mémoire.

 

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J’ai prêté à une étudiante un livre sur Giordano Bruno/ Histoire de l’âne/ Nuccio Ordine .Et ça me fait plaisir d’entendre son nom dans le cours. Je m’amuse à dessiner un truc où l’on voit le nom de Bernard Buffet et sa signature que je recopie assez mal. Ca me fait penser, je ne sais pourquoi à Julien Doré et son tatouage: Jean D’ormesson. Ca m’ennuie ces chanteurs. J’sais pas, on dirait qu’ils se déforment la bouche pour parler de façon étrange. Nan? Bon? Nan. J’ai faim. Une pizza serait accueillie avec plaisir. J’ai commencé La grande course autour du monde de Blake Edwards. Bien sur c’est drôle mais ça m’ennuie. Ah le Tony Curtis tout en blanc!!!!

Bertelli, Donato

Christophe Paulin Chevalier de las Poix de Freminiville

Notes/ les éclaireurs historiques du présent

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Le contemporain est l’inactuel” déclarait Barthes alors aux prises avec sa propre contemporanéité et sa place de “contemporain”. On y entend l’écho direct des “Considérations inactuelles” de Nietzsche. Agamben voit dans les postures de ces deux philosophes, si on peut les mettre sur le même plan, une opération de “déphasage” : “Celui qui appartient véritablement à son temps, le vrai contemporain, est celui qui ne coïncide pas parfaitement avec lui ni n’adhère à ses prétentions, et se définit, en ce sens, comme inactuel”.

Barthes, donc, tout comme Nietzsche, est en plein dans le contemporain, du fait que “précisément par cet écart et cet anachronisme, il est plus apte que les autres à percevoir et à saisir son temps“. Pour le dire autrement, l’évocation du passé, le goût de l’anachronique ou du décalé est un signe de lucidité nécessaire à l’interprétation du présent (bien que le terme “présent” puisse encore être interprété autrement que contemporain, Agamben d’ailleurs ne le prononce pas). Mais, réjouissons-nous! Agamben ne voit pas dans ce passéisme léger une marque de la nostalgie, qui est comme la petite vérole du présent et le gâche irrémédiablement. Non, c’est le lot de chacun d’être à son temps, mais c’est le lot des véritables contemporains de se décoller légèrement de leur temps pour mieux le voir.

Emmanuel nous avait aussi rappelé que le contemporain était celui qui regardait l’obscurité de son temps, et non ce qui était en pleine lumière, et que c’était justement une des caractéristiques de ceux qui “éprouvent la contemporanéité” que de la voir sombre. Dans cet environnement ténébreux, le contemporain, à l’image des rétines et pupilles qui adaptent la vision au manque de luminosité, ajuste son regard et se met en mode “vision nocturne” (on active les “off-cells” expliquent les neurophysiologistes)

Emmanuel Guy

Lecture : « Qu’est-ce que le contemporain? » de Giorgio Agamben

Notes Borges

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Pendant que nous dormons ici, nous sommes éveillés ailleurs et ainsi chaque homme est deux hommes p32 Tlon Uqbar Tertius

Eleatique (é-lé-a-ti-k’)
École éléatique, école de philosophie fondée par Xénophane de Colophon, et dont les principaux représentants furent Parménide et Zénon, tous deux d’Élée, et Mélissus de Samos. Elle admettait qu’il y a deux sortes de connaissances : les unes qui nous viennent par les sens et qui ne sont qu’illusion ; les autres que nous devons à la raison seule et qui sont les seules véritables.

Tous les hommes qui répètent une ligne de Shakespeare, sont William Shakespeare

Toujours est-il que les textes que Borges choisit d’écrire au sortir de sa convalescence s’orientent pratiquement tous autour d’un même thème : l’évocation de livres ou d’auteurs inexistants, imaginés dans son propre esprit.

Vieilles notes et fermeture de Note days

GAUTIER

J’ai accepté un peu étourdiment, je m’en aperçois en prenant la plume, d’écrire les quelques lignes qui doivent accompagner mon portrait, dessiné par Mouilleron d’après l’excellente photographie de Bertall. Au premier coup d’oeil cela semble bien simple de rédiger des notes sur sa propre vie. On est, on le croit du moins, à la source des renseignements ; et l’on serait mal venu ensuite de se plaindre de l’inexactitude ordinaire des biographes.  » Connais-toi toi-même  » est un bon conseil philosophique, mais plus difficile à suivre qu’on ne pense, et je découvre à mon embarras que je ne suis pas aussi informé sur mon propre compte que je ne l’imaginais. Le visage qu’on regarde le moins est son visage à soi (1).

ERMITE ORNEMENTAL
Robert Coates, qu’on appelait Diamond Coates ou Curricle Coates (Coates au cabriolet) se faisait tirer, dans une voiture en forme de coquille Saint Jacques, par deux chevaux blancs immaculés, et demeurait enfoui sous les fourrures rares, même à la belle saison. Ses vêtements étaient cousus de diamants.
Le livres des bizarres /Bechtel et Carrière Bouquins

Les morts bizarres Jean Richepin

Les phénomènes se succèdent. Scozzi en a fait une classification complète.

1) Médiumnité intuitive. Médiumnité parlante (le médium parle avec la voix de l’esprit). Médiumnité écrivante ou écriture automatique. Médiumnité typtologique (la table dicte par le procédé des raps ou en frappant le sol du pied ou en se déplaçant de toute autre manière).

2) Médiumnité à effets physiques de mouvement : déplacements d’objets. Lévitation de meubles et d’objets (y compris la lévitation du médium sur sa chaise). Transport d’objets, c’est à dire le plus souvent rapprochement de meubles situés au loin. Ils glissent au sol ou lévitent. On observe le résultat plus souvent que le phénomène.

3) Médiumnité à effets physiques de bruit. Coups frappés, grattements, etc. Tout ce qu’on n’a pas rangé dans la typtologie.

4) Médiumnité à effet physique de lumière. Lumières diffuses, volantes et animées d’une volonté propre.

Tous ces effets physiques contiennent en germe les phénomènes de matérialisation, puisqu’on observe fort souvent les membres postiches, les tiges et les leviers qui permettent lesdits phénomènes.

5) Médiumnité à matérialisations, précaires ou permanentes, partielles ou totales, tangibles ou visuelles et parfois parlantes.

6) Dématérialisation : apports. C’est à dire l’introduction dans le cercle d’objet

transportés sur un autre plan, et qui ont traversé les murs.

« Tous les objets viennent ensuite vers moi. (…) Qu’est cela ? Du magnétisme, de l’électricité ?de l’aimant ? Je ne sais pas, mais c’est horrible. Et comprends-tu pourquoi c’est horrible ? Quand je suis seul, aussitôt que je suis seul, je ne puis m’empêcher d’attirer tout ce qui m’entoure. Et je passe des jours entiers à changer les choses de place, ne me lassant jamais d’essayer ce pouvoir abominable, comme pour voir s’il ne m’a pas quitté.

Maupassant, Un fou

LE PHYSICIEN ET LA SOMNAMDULE/ADAMANTINE
Madame d’ESPERANCE SUITE

Mar. 19th, 2006 | 02:48 pm
music: Ritournelle Et Recit Chante Par Mademoiselle Hilaire

C’est ainsi qu’il arriva que Mme d’Espérance se rendit à Helsingfors et en fut récompensée par un article injurieusement insultant que le général Sederholm publia dans la plus grande Revue de Helsingfors où il donnait clairement à entendre que c’était bien Mme d’Espérance en personne qui remplissait le rôle des esprits.

4° Je ne puis passer ici sous silence une observation personnelle, mais qui est pour moi de grande importance.
Il est certain, si extraordinaire que cela paraisse, que Mme d’Espérance ne boit jamais d’eau, ni pendant, ni en dehors de ses repas. Elle ne boit qu’aux séances de matérialisation, et alors beaucoup. Je le savais parce qu’elle m’en avait fait part et aussi par mes observations au temps où elle a demeuré chez moi. Bien des gens savent qu’une carafe pleine d’eau est nécessaire pour ses séances. Bien des gens aussi savent que précisément quand la séance est bonne, quand les matérialisations sont en train, Mme d’Espérance boit beaucoup, et, en général, après chaque apparition d’une figure entièrement formée ; mais peu de gens savent que, hors de ces circonstances, elle ne boit jamais d’eau. Pour moi je vois dans le fait que, précisément pendant le quart d’heure où l’on annonça la disparition partielle de son corps, elle but de l’eau, la preuve qu’il se produisait à ce moment un processus de dématérialisation. Car il est clair que cette dématérialisation de son corps est un phénomène concomitant habituel des matérialisations qui se produisent à ses séances, mais dont elle ne se rend pas compte généralement, et que cette soif intense, précisément pendant ce phénomène, est motivée par l’énorme perte de fluide vital qui probablement, a lieu dans son corps

CHEVEUX
4° Je ne puis passer ici sous silence une observation personnelle, mais qui est pour moi de grande importance.
Il est certain, si extraordinaire que cela paraisse, que Mme d’Espérance ne boit jamais d’eau, ni pendant, ni en dehors de ses repas. Elle ne boit qu’aux séances de matérialisation, et alors beaucoup. Je le savais parce qu’elle m’en avait fait part et aussi par mes observations au temps où elle a demeuré chez moi. Bien des gens savent qu’une carafe pleine d’eau est nécessaire pour ses séances. Bien des gens aussi savent que précisément quand la séance est bonne, quand les matérialisations sont en train, Mme d’Espérance boit beaucoup, et, en général, après chaque apparition d’une figure entièrement formée ; mais peu de gens savent que, hors de ces circonstances, elle ne boit jamais d’eau. Pour moi je vois dans le fait que, précisément pendant le quart d’heure où l’on annonça la disparition partielle de son corps, elle but de l’eau, la preuve qu’il se produisait à ce moment un processus de dématérialisation. Car il est clair que cette dématérialisation de son corps est un phénomène concomitant habituel des matérialisations qui se produisent à ses séances, mais dont elle ne se rend pas compte généralement, et que cette soif intense, précisément pendant ce phénomène, est motivée par l’énorme perte de fluide vital qui probablement, a lieu dans son corps.
[4] Ils avaient blanchi à la suite de la séance d’Helsingfors. Voir Psych. Stud., liv d’oct. 1894.
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PHOTOS DE LA SEANCE

Mar. 19th, 2006 | 02:40 pm
music: Ritournelle Et Recit Chante Par Mademoisell Hilaire

Pour permettre à mes lecteurs de s’orienter plus facilement dans la description de cette séance, je priai les personnes de vouloir bien, après mon départ, se réunir encore une fois pour faire prendre les photographies des incidents les plus remarquables afin qu’elles pussent servir d’illustration à mon article. Grâce à leur obligeance cela fut fait.
La photographie no 1 donne une idée générale de la chambre où la séance eut lieu ; on y voit dans le fond deux fenêtres, dont l’une avec le store levé et l’autre avec le store baissé ; entre les deux fenêtres, le cabinet (seulement ce n’est pas un cabinet identique, parce que le paravent qui avait servi à la construction de l’original et avait été emprunté d’abord pour la séance et ensuite pour sa répétition avec moi, avait été depuis rendu à son propriétaire ; mais ceci n’a aucune importance). Devant le cabinet, on voit la place qu’occupait la médium ; ici, c’est Mme Seiling qui la représente dans une robe identique à celle que portait Mme d’Espérance. Le moment choisi est celui où la médium tenait entre les mains une feuille de papier et un crayon, et où une main sortant de derrière le rideau, tout en haut du cabinet, descendit pour saisir ce papier et ce crayon. A droite, on voit M. Seiling à la place qu’il occupait lors de la dématérialisation ; à gauche, on voit Mlle Tavaststjerna, aussi à la place qu’occupait alors Mlle Hjelt qui, pour le moment, joue derrière le rideau le rôle de l’apparition. Celle-ci montre comment et à quelle hauteur apparut la main, ce qui est un détail important. Il faut excuser les défauts du voile, car on s’est servi tout simplement d’un drap blanc pour l’imiter. On voit en même temps à quelle petite distance de la médium étaient assises les personnes en question.
La photographie no 2 a été faite expressément dans le but de montrer comment la tête et le buste de la médium se dessinaient sur le fond blanc du rideau, ce qui permettait à Mlle Hjelt d’observer, tout le temps, la position de la médium et les divers mouvements de son buste, surtout pendant la dématérialisation. Ici, le moment choisi est celui où une main se montra du côté gauche du cabinet, à la hauteur indiquée, et c’est, comme on peut le voir, une main droite, ce qui fût constaté par les shakehands qu’elle donna à M. Seiling et à Mlle Tavaststjerna, comme ils l’ont affirmé dans leurs témoignages respectifs. Sur cette photographie c’est Mlle Hjelt qui est assise à la place de la médium, tournant la tête vers l’apparition de la main comme elle l’a vu faire alors à Mme d’Espérance derrière le rideau ; c’est Mlle Tavaststjerna qui fait apparaître sa main droite (la manche de la robe est ici un accessoire tout naturel, comme on le comprend) ; à la gauche du cabinet est assis M. Seiling et auprès de lui Mme Seiling.
Après la répétition de cette séance, dans la matinée, il me restait encore à faire une répétition de la façon dont la chambre avait été alors éclairée, afin de m’assurer que les témoins en question ont pu effectivement voir tout ce qu’ils ont dit avoir observé.
Dans ce but nous nous rassemblâmes de nouveau chez M. Seiling, à 8 heures du soir, et j’eus le plaisir d’y rencontrer encore deux témoins de la séance : M. le général Toppelius et M. l’ingénieur Schoultz.
La tâche de reconstituer le degré identique de la lumière n’était pas aussi facile que notre tâche du matin. Bien entendu, la même petite lampe fut placée dans la même niche du poêle, comme elle l’avait été alors ; mais, malheureusement, M. Seiling ne put se procurer du même papier rouge qui avait servi à amortir la lumière de la lampe. En conséquence, les opinions furent différentes : tantôt le papier employé donnait trop de lumière et tantôt trop peu.
Enfin nous parvînmes à atteindre un degré de lumière qui fut reconnu par tous comme représentant l’éclairage d’alors. M. Seiling affirma néanmoins qu’alors il faisait plus clair, car il y avait de la neige sur les toits, et son reflet arrivait dans la chambre par la fenêtre dont le store n’avait pas été baissé ; si bien qu’il pouvait voir l’heure à sa montre, ce qui prouve un éclairage satisfaisant.

http://spirite.free.fr/ouvrages/akscas.htm

La récré

 

C’est bon d’aller voir des expos! . Le matin au BAL, lui vraiment bien à deux pas de la maison et que je ne connaissais pas du tout.

Puis on file au Musée Victor Hugo.

Un club sandwich offert par Y en terrasse et il fait froid. Puis filer à la galerie.

Passage de G.L, accompagnée d’une fille sympa qui reste 10 minutes ne dit pas un mot et me demande le quartier des tissus. On en rit 5 mn!!!

Pas mal de monde. Montrer, rouler, accrocher.

Puis A.F arrive, on discute et on rit. Taxi . Maison . Dodo pendant que C. et N. doivent se taper le diner au Meurice

Notes

Das grinsende Gesicht (1921Julius herska

The cat and the canari / Paul Leni

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Au Musée Victor Hugo, “l’Âme a-t-elle un visage?” en l’occurence L’homme qui rit.

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Beaucoup de documents intéressants dont le Rochegrosse. La partie BD ,  Hum et le pire, le film de de Jean-Pierre Améris. 9a c’est vraiment moche. On avait les images splendides du film de Paul Leni et on se retrouve dans des images de télé.

Dossier à déposer demain et courses pour Nogent et c’est reparti. B.a bien travaillé et je suis très contente. J’ai hâte de voir ce que ça va donner.

 

Hi-Han

2005

2005

Over dose de Hi-Han song
N’en peux plus de FCP et des rendus trop longs. Dire que je ne sais toujours pas me servir d’after par manque de pratique…

Quand je vois la dextérité de ? dans une expo hier…

Tiens je ne me suis pas fait démolir au tennis. Ça mérite d’être noté/ Mais il faudrait que j’achète un produit pour démarrer coté revers.

15 mn de rendu , je rêve…

Après ça je peins. Je peins et je peins. Rien fait depuis octobre ( oct, nov, dec, bon trois mois et demi…).

Préparer le RV de demain pour ne pas tout chercher comme une folle au dernier moment.

Un thé.( finalement non…)

Hier je disais à A. que chez Perrotin , au moment où nous y étions, j’avais l’impression d’être dans un film de Woody Allen: Le chic, le vernissage, le petit monde.Nous, entre nous. Caca…

Passe à la galerie et mange un morceau de galette  fait par N. qui me réconcilie avec cette saloperie. Elle l’avait fait elle même, ce qui pour moi est un mystère.Un peu brulé en dessous comme j’aime. J’aurais tout mangé.

Parfois dans les galeries je ne regarde rien.

Passage à l’expo de Julien D. Peinture peinture. Ca se décoince et il avance. Il est jeune. J’aime sa ténacité. Il ne fait que peindre.

L’expo la plus classe était R. Barry chez Yvon Lambert. Creten et Othoniel: Leur travail est réalisé magnifiquement, tour de force d’artisans verriers ou de Sèvres… C’est indéniable. Mais c’est chic tout ça. Surtout JMO. J’ai l’impression que c’est des décos pour vitrine Vuitton ou autre produit de luxe.

Diner chez MM. Très sympathique. Et il a LA surprise… ZE surprise…Une video de 1992 qui montre la préparation d’un bal chez Guy. Houuuuuuu. J’ai les cheveux longs et du rouge à lèvres. Et aussi les joues rouges.On rit comme des bêtes, je disparais sous l’habit magnifique de pape que G. portait. On voit le chameau  ( les initiés comprennet ) et si je tarde à mettre un costume, je suis contente de me reconnaitre dans un truc assez beau dois-je dire… ( hum hum) .

Ce n’était pas la soirée de la chauve-souris, pas celle du robot années 50, pas celle des cornes… Je ne me souviens pas des autres costumes et encore moins des soirées elles-mêmes car on descendait sec.

Document rare avec ( je reconnais des trucs à moi, genre Planète claire de B52’s, mais pas la Zoubida, un chef d’oeuvre qui nous plaisait tant et qui fut perdu ou emprunté.)

Je décrirai ça quand je l’aurai. On voit la tour Eiffel, le point se fait sur les invalides. La camera est d’un autre âge…

Et nous tous aussi…

duc de Windsor

« Le duc de Windsor and Madame  » dans une de nos fêtes du Trocadero. 

PS N’a t’on pas le droit de mentir?

En regardant cette photo, ce qui m’emmerde c’est que ces deux vieux cons ne sont peut -être pas plus vieux que moi aujourd’hui.

Au secours, je veux quitter l’ordi.

Notes / Après midi E.S

Je dois résumer cette visite et ces moments à la maison. Je le ferai avec un code d’accès. Je me sens plus libre à parler de nos échanges .

Samedi soir nous sommes allées avec AB , voir ( revoir) le carrosse d’or au Champo. Une merveille.

Les costumes sont magnifiques.

En parlant de costumes, la robe que porte Pandora à la fin du film de Lewin, la robe noire, alors là… Extraordinaire.

Hier Dimanche tennis et derushage. Je ris en écoutant .

J’ai bien fait d’enregistrer. C’est inutilisable mais je vois bien ainsi, ce qui revient, ce qui nous préoccupe.

Il y a évidemment l’émission mais aussi ce qui déborde de l’émission.

gravure hiboux

ES et HD cherchant des idées en patinant sur le lac gelé d’Orlando !!

Note étoile

One of Roussel’s later plays was called L’Etoile au Frontthe Star on the Forehead.

Duchamp’s famous haircut in which he had a star cut into the hair on the back of his head may be a joke in which he has reversed the forehead, in French « le front, » or in English pronunciation, the « front » of his head….

 

Mademoiselle Bistouri

« Mademoiselle Bistouri » est l’exemple frappant d’une folie qui force l’autre à remettre en question sa définition du réel. Le narrateur con- descend à suivre une pauvre fille de joie éprise de médecins virtuels, histoire d’épaissir sa documentation de littérateur-ethnographe. Mais en réalité ce monologue se métamorphose rapidement en un dialogue avec l’insensé, où la folle deviendra le miroir prospectif du narrateur tel qu’il ne se connaît pas encore. Mademoiselle Bistouri, double du narrateur, miroir de leur commune idée fixe, est une mise en abyme de son rapport à l’écriture. Comme lui, elle transforme le réel en ir- réel ; comme lui, ne supportant pas la banalité quotidienne, elle refait le monde, donnant vie à des spectres auxquels elle accorde le rang de guérisseur. La découverte de cette symbiose est remarquable puis- qu’elle réduit la distance entre le sujet et son objet, transformant une situation d’exclusion potentielle en épiphanie27. Dans «Mademoiselle Bistouri », le narrateur apprend à se connaître par le biais de la folie de l’autre. D’un monologue de dandy hautain qui s’exclut du monde, il passe à un dialogue avec une insensée qui lui apprendra qui il est. 

Art 7 3

NOTES PHOTO/LIVRE un beau site 5b4. blogspot

Books on Books #10 Zdeněk Tmej’s Abeceda duševního prázdna (The Alphabet of Spiritual Emptiness) published in 1946 enables a rare look, from a captive’s perspective, inside a Nazi forced labor camp in Breslau, Poland during World War 11. It is remarkable that Tmej, a Czech citizen made to work for the Nazi war effort for two years, was allowed to photograph at all, let alone describe the psychological stasis of his experience with the poetic voice that these portraits and still-lifes convey. Books on Books #10 presents every page spread from this extremely rare and fragile document including the original texts by Alexandra Urbanová translated for the first time into English. Czech photo historian Vladimír Birgus contributes a contemporary essay on Tmej called Zdeněk Tmej’s Conscripted Labor in Germany.

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Yutaka Takanashi Photography 1965-74 is beautifully realized with three different cover images silk screened onto the cloth of the boards. A yellow translucent dustjacket wraps the book and the color I have been told reflects the tone off an exhibition poster from the first solo exhibit of this work in Japan in the 1980s. The printing of the plates is also exquisite – a modern offset interpretation of the original’s lush gravure which remains rich and clean. The design reflects the twisting and turning of the original (horizontals oriented vertically) but with additional gatefolds for a few of the horizontal pictures. It was printed in an edition of only 500, 30 of which come signed and numbered with a print. An additional 100 were signed and numbered by Takanashi. I strongly recommend this book if you can get one. They are a bit pricey but I assure you it is because these books were expensive to produce.

les carouges à épaulettes / ceci ne parle pas d’Offenbach

Je n’ai plus les articles papiers de ce moment. je n’ai pas intercepté à temps la pile dans la poubelle et R a oublié de me les garder.Je voulais aussi des images des gens qui sont obligés de s’isoler car trop sensibles aux ondes etc..

Le document imprimé est rédigé en « français d’époque » mais reste parfaitement compréhensible… En substance, l’auteur relate un combat dantesque de plusieurs heures entre des oiseaux de toutes espèces qui auraient ensuite été retrouvés morts par milliers entre Salins(-les-Bains) et Dole. Évidemment, on devine que l’auteur en rajoute (description des oiseaux, quantité d’oiseaux morts…) afin de dramatiser le récit qu’il fait d’événements auxquels il n’a vraisemblablement pas directement assisté. Difficile donc de savoir ce qui s’est réellement passé en 1676…

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Extraits retranscrits par mes soins dans un français plus contemporain (sous réserve d’erreurs) :



(…) Mais il y a bien du temps qu’on n’a entendu parler d’une chose aussi surprenante et prodigieuse que de ce qui arriva le 26 du mois passé, entre Dole et Salins en Franche-Comté. Sur les neuf heures du matin il parut des légions d’oiseaux si nombreuses que l’air en devint obscur, et comme s’ils s’étaient donnés là le rendez-vous pour leur champ de Bataille, après avoir tournoyé en confusion l’espace de deux heures, de même que s’il était arrivé quelque querelle ou démêlé entre eux, ils se séparèrent en deux corps avec un espèce de défi dont l’effet suivi bientôt, car après avoir donné le signal par des cris et des sifflements terribles et dont tous les lieux aux environs retentirent, ils vinrent fondre les uns contre les autres avec toutes les formes qui s’observeraient entre deux armées ennemies, conduites par des chefs également braves et expérimentés ; ils commencèrent par des escarmouches et étant venus des prés, aux prises, ils combattirent durant plusieurs heures avec tant d’ardeur et d’animosité de part et d’autre, qu’on en trouva plusieurs milliers sur la terre, tant d’étouffés qu’à demi-morts, qu’ensanglantés, que déchirés et le reste des deux partis ennemis en battant des ailes (…) se retirèrent sans qu’on ait su où ils se sont reposés. Première remarque : le point n’était pas un signe de ponctuation répandu à l’époque… Seconde remarque : on fumait quoi naguère?



(…) Les buissons de la hauteur d’un homme s’en sont trouvés couverts et on en a trouvé la terre couverte à monceaux en beaucoup de lieux, plus de cinq cent pas en longueur où le fort du combat s’est donné, sans plusieurs centaines que l’on a trouvées dispersées çà et là, outre ceux qui sont allés mourir en plusieurs lieux, selon la vigueur qui leur restait où ils sont tombés.


etc

Pluie d’oiseaux morts en Franche-Comté… en 1676 – Besacontin sur LePost.fr

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Musée des Beaux arts strasbourg

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Notes à défaut d’autre(s) chose(s)

François de Nomé + Didier Barra= Monsu Desiserio?

A name under which two obscure French painters working in Naples in the early 17th century were for many years conflated. The two painters, who probably sometimes collaborated, are Didier Barra (c.1590–after 1647) and François de Nomé (c.1593–after 1644), both of whom came from Metz, and the name ‘Monsù Desiderio’ is a corruption of ‘Monsieur Didier’. The main—but often unreliable—source of information on Neapolitan art of this period, Vite de’ pittori, scultori ed architetti napoletani (1742–5) by the local painter and writer Bernardo de Dominici (1683–1759), describes Monsù Desiderio as a ‘highly praised painter of perspectives and city scenes’, and it was not until the 1950s that the separate identities of Barra and de Nomé were clearly established. De Nomé is now regarded as the artist principally responsible for producing the pictures previously given to ‘Monsù Desiderio’—strange architectural fantasies, with crumbling cities under stormy skies, sometimes with a religious scene played out by tiny figures in the foreground (Fantastic Ruins with St Augustine and the Child, 1623, NG, London). One of the few works reliably associated with Barra is the signed and datedPanoramic View of Naples (1647, Mus. di S. Martino, Naples).


« Cornucopia »

Hirst raconte encore que c’est son manager, Frank Dunphy, un ancien du show biz qui l’a fait déculpabiliser à propos de l’argent. « Je respecte l’argent ». Il dit aussi qu’il ne croit pas aux concepts qu’on met à toutes les sauces dans l’art contemporain.

« Formidablement contemporain »


Je dirais:

Hourra Cornes aux cul vive le père Ubu

MÈRE UBU

À ta place, ce cul, je voudrais l’installer sur un trône. Tu pourrais augmenter

indéfiniment tes richesses, manger fort souvent de l’andouille et rouler carrosse par les

rues.


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Notes

Au XVIe siècle les Gonzaga invitent à leur cour Giulio Romano, qui avait travaillé à Rome avec Raphaël pendant de nombreuses années.

L’œuvre la plus importante de cet artiste à Mantoue est le Palais Te : une villa à l’ancienne imaginée par la fantaisie d’un peintre architecte fils de la Renaissance mais qui suit sa « manière ».

Frédéric II, marquis de Mantoue, fait construire en 1524 un palais à l’extérieur de Mantoue, à l’emplacement des anciennes écuries sur l’île Te d’où le nom du palais .

Il confie le travail à Giulio Romano, un des élèves de Raphaël.

Giulio Romano réalise une bâtisse rectangulaire avec une succession de cours carrées, de jardins bordés de colonnes.

Il a fallu près de 10 ans pour compléter la décoration des pièces car chaque centimètre du palais est décoré de fresques des stucs

Avec Giulio Romano collaborent Benedetto Pagni ou Rinaldo Mantovano.

Les fresques sont somptueuses, les thèmes représentés suivent la mythologie grecque et romaine, Les métamorphoses d’Ovide, L’âne d’or d’Apuleius.

Remarquables sont la salle de Psyché, la salle des chevaux et celle des Géants. Une fois le Palais terminé, Frédéric fit demeurer sa maîtresse « officielle », Isabella Boschetti, dans ce qu’il appelait son Palais aux « chantages lucides » (Palazzo dei lucidi inganni).

Criterion

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Dans le métro et sur le quai, elle était dans ses bras elle l’embrassait et son pied gauche était nu, posé sur sa chaussure à lui.

Dans son sac de couchage un peu crasseux, il est un peu au chaud, adossé dans le recoin du supermarché. Il lit un « Match » avec un peu de gourmandise.

Les américains ne disent pas format, c’est plus pratique…

Il n’y a plus de format/ il n’y a plus de cadre

haute définition, comme si définition ne suffisait pas

Je ne peux pas parler de chris Marker

Godard Entretiens ( lien que Marc vient de m’envoyer)

La comtesse au cinema des cinéastes

MAINTENANT/ GEORGES

Georges.

Un soir dans le métro, il y a 10 ans déjà, je vous ai rencontré.

J’étais assise, et j’avais sur les genoux l’appareil Polaroïd noir de mon père.

Vous étiez debout. Vous portiez une valise marron d’un autre âge;

Je ne voyais que votre dos.

Ce que je trouvais étrange, c’est la façon qu’avaient les gens de vous regarder de biais. Ils observaient.       Sournoisement; L’atmosphère était lourde.

Je ne comprenais pas cette insistance des regards.

Alors  vous vous êtes retourné.

Ca coupait le souffle.

J’étais impressionnée. C’était impressionnant , oui,

Votre visage… Incroyable ce visage.

J’ai soutenu votre regard, longtemps me semble ‘il. Vous avez souri je crois..

Votre visage d’encre , vos yeux bleus. Bleus comme votre peau.

Beau est le mot qui m’est venu à l’esprit. Beau.

Oui . Beau. Beau comme un beau monstre sans doute. Votre image si violente. Elle tendait l’espace, l’intensifiait.

On aurait dit que le wagon retenait son souffle.  Les gens, eux, volaient votre reflet dans les vitres sombres.

Je me souviens avoir souri aussi.

Mais peut être n’avons nous souri ni l’un , ni l’autre.

Vous êtes descendu à République. Moi aussi. Chacun dans un sens opposé.

Je vous ai regardé un moment vous éloigner avec votre valise, puis j’ai rejoins A. qui m’attendait sur un autre quai et lui ai donné le Polaroïd.

Je n’avais pas osé vous photographier . Dommage!

En rentrant, j’ai fait un petit dessin de votre visage et de vos mains.

Je n’avais pas osé vous parler.

Je  regrettais.

Je vous avais perdu , je m’en voulais. et la vie continuait.

Plus tard, un soir d’hiver, je traversais ma  cour. Il faisait nuit . Je dépasse une voiture garée là., parmi d’autres.

Je ‘arrêtée net, marque l’arrêt quelques secondes .

Comment  réaliser ce qui se passe?

Vous êtes à l’intérieur. C’est vraiment extraordinaire, incroyable.

Vous/ êtes assis   assis là, sur le siège arrière juste en bas de chez moi.

Invraisemblable…

Sans réfléchir, je suis revenue sur mes pas et j’ai ouvert votre portière; peut être vous en souvenez vous.

Je crois avoir dit:” Nous nous sommes vus un jour dans le métro…”

J’ai enlevé mon gant et tendu la main.

Vous avez dit: “Bonsoir, moi c’est Georges. Je me souviens du métro.”

Puis j’ai fait un signe de la main et vous ai laissé là sans même vous demander une adresse, un nom de famille. Rien.Quelle conne

Plus tard le hasard a nouveau.

Je vous écris/

Luc vous connaît et me donne vos coordonnées.

Je me demande s’il serait possible de vous rencontrer?Venez vous souvent à Paris?J’ignore qui vous êtes et ce qui vous anime  mais j’ aimerais vous parler.

Dimanche 25 février

Georges

J’ai bien reçu votre message sur le répondeur et votre lettre deux jours après. cela m’a fait très plaisir. Si je ne vous ai pas encore appelé, c’est que je trouve étrange ce passage à la réalité. Vous étiez l’homme bizarre à la valise, l’homme dans la nuit de la cour.

Voici votre voix. Voici votre écriture.

J’avais jour après jour fait de vous un personnage de roman,-un être proche de Cyril le jeune garçon au visage couvert d’ un voile vert et décrit par Walter de La mare.

J’ai élaboré des hypothèses, je vous ai construit une chambre copiée sur celle de Rebecca.

Je vous ai installé dans des demeures Victoriennes,  dans des recoins sordides, des abris.

Je vous ai abandonné dans une  cage . Je vous ai vu dans une baraque foraine et vous ai baptisé “ l’homme qui clignote”. J’ai reconnu en vous l’homme illustré de Ray Bradbury

J’ai pensé que votre squelette, était bleu aussi, que vous étiez un personnage de série B, un méchant, un vampire, le prince ensorcelé de la Belle et la Bête/

Je vous ai fait porter des costumes sombres, des cravates de soie noire, des haillons, des couronnes, des robes

Je vous ai appelé Saint-Fantôme, puis Fantômas .

J’ai fait de vous l’ami de Genet et d’Ed-Wood,

Je vous ai laissé nu dans un laboratoire.

J’ imaginais…

C’est alors que j’ai reçu votre lettre;

je vous lis avec attention. Je vous relis encore…

Rassurez-vous je n’ai aucun a priori sur quoi que ce soit. Vous parlez de votre homosexualité, et vous dites que peut être je serai déçue.

Ne soyez pas inquiet…

Je vous appellerai bientôt afin de savoir quand et où nous pourrions nous rencontrer.

Je peux venir à B. si cela est plus simple pour vous.

Hélène

J’étais allée en train jusqu’à C.

Je décidai de faire une halte chez C. et D. Ca me rassurait.

Surtout ce soir.

Je n’avais pas envie comme parfois, d’une chambre d’hôtel ou je serai seule.

Une atmosphère amicale, familiale serait la bienvenue. Ils me prêteraient une voiture. J’aurais encore 150 km à faire.

“ Alors tu lui as parlé? Tu vas y aller? Moi j’aurais peur. Tu n’as pas peur?

Peur ? Et bien peur… Peur …

D’après ce que tu décris… Moi je n’irais pas. tu y vas seule? Tu es sûre? Il a l’air bizarre quand même ce type?

C. riait en me disant que c’était Barbe-Bleue qui m’attendait ou un homme à tête de Méduse qui m’aspirerait les yeux.

Je pris l’expression du type qui va sauter d’un falaise:

A ce soir…..

A ce soir…  peut-être !

C. riait.

Plein de camions sur la nationale.. J’ai regardé la carte. C’était le bout du monde ce village. Comment tout  ça allait-il se passer? je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait. Curieusement, je n’étais pas vraiment inquiète. C’était romanesque comme situation; j’aimais bien. J’avais dans le coffre un matériel assez rudimentaire pour filmer et enregistrer, il était d’accord.. je n’avais jamais fait ça.

Les routes devenaient plus étroites. J’ai vu des marais , j’ai traversé des forêts.

Il a commencé à pleuvoir un peu. Tout était très sombre.

Je suis arrivée enfin. “Route de la saline,” c’est là.

Une maison inquiétante, dans un renfoncement. Une maison grise comme on les dessine  en une seconde,avec une seule fenêtre au milieu et des volets fermés.

Un portillon blanc. Une pile de parpaings. Un jardin. Un banc et une toile cirée mouillée. Sur la table  deux chiens black and white en plastique et un vrai chat qui se lèche
la patte.

En sonnant je me disais

“Tire la chevillette et la bobinette cherra”. C’est ce que je me disais en sonnant.

J’ai entendu une fenêtre claquer, des miaulements, une voix qui disait “allez les chats “, Une porte s’ouvre . Vous êtes  devant moi.

14 Octobre 2008

Peut être que la première partie n’est pas celle qu’il faudrait.
Essais avec:

Photo E. Demaretz

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