Toc Toc ou la canne de Alain Baden

Wendy Toye, Trois meurtres (Three cases of murder), 1955.

Rêve

Pas du tout aimé le rêve de cette nuit . R. était vivant et il était parti sans donner de nouvelles. Je me suis aperçu qu’il y avait un tout petit papier collé au bout de mon téléphone. On y lisait: je rentre samedi. Mais c’etait très difficile à déchiffrer. Je me suis demandée si je devais l’appeler ou non. Ensuite j’étais dans un théâtre. On répétait une pièce pour le Festival d’Avignon et il y avait la aussi des amis de R.. Il y avait Jacques Weber. Je n’ai pas osé rentrer dans la salle de peur de croiser Piccoli.J’ai eu beaucoup de mal à sortir de ce rêve. Était-ce parce que R. m’avait quitté. Était-ce parce qu’il vivait avec quelqu’un d’autre, une étudiante à moi, en disant qu’une différence d’âge de 60 ans n’était pas grand-chose au fond. Ou était-ce parce que tout d’un coup dans ce rêve je le revoyais bien vivant face à moi, en chair et en os. J’avais envie de crier, de me battre. Lui ne bougeait pas. J’ai contenu ma rage et me suis levée….

Note/ MASQUE POE

Alors, invoquant le courage violent du désespoir, une foule de masques se précipita à la fois dans la chambre noire ; et, saisissant l’inconnu, qui se tenait, comme une grande statue, droit et immobile dans l’ombre de l’horloge  d’ébène, ils se sentirent suffoqués par une terreur sans nom, en voyant que sous le linceul et le masque cadavéreux qu’ils avaient empoigné avec une si violente énergie, ne logeait aucune forme humaine. On reconnut alors la présence de la Mort rouge.

Wendy Toye, Trois meurtres (Three cases of murder), 1955. Je n’ai pas vu le film. Les deux hommes regardent le tableau, sorte de grande demeure-croute au bout d’un chemin. Le tableau étrangement ( comme toute oeuvre-accessoire dans un film, il est assez médiocre et peu hypnotisant. Mais est- ce justement cette apparente banalité de l’image qui donne cet effet? Cet “ordinaire” ce “moche” ou sans intérêt permet sans doute des projections qu’un oeuvre ne permettrait pas. La peinture est un accessoire miroir qui nous absorbe. La peinture ne nous regarde pas au sens propre du terme, mais nous engloutit) Bref, le tableau semble exercer un pouvoir hypnotique et mystérieux. L’homme à la canne décrit ce qu’il voit, l’autre subit cette fascination. Il subit l’attrait du tableau transmis par Alain Badel. Il me semble qu’il est aussi question d’une lumière qui rendrait le tableau parfait. Il suffirait de rajouter une touche de peinture sur une des fenêtres. Ils se dirigent vers le tableau que l’on observe entre leurs deux épaules. Baden donne un coup de canne sur la porte et ç avait Toc Toc, comme une vraie porte. Puis… Je ne sais pas… On entre….

J’ai regardé avec intérêt les diagrammes de Pierce. C’est vraiment intéressant, intriguant. C’est de la pensée en dessins. C’est ce que j’essaie de faire comprendre aux étudiants au travers de cette proposition d’Abécédaire. Qu’un abécédaire, on peut faire un arrêt sur image de notre pensée, mais celle-ci bouge en permanence, comme des petits points qui s’électrisent, s’entrechoquent, se repoussent, s’aimantent. Un abécédaire peut s’entreprendre par le biais d’une liste. mais il faut l’abandonner au risque de tout figer et de classer sa pensée.


L’EXPLOSION QUI N’A PAS LIEU: NI DANS LE CIEL NI HELAS AUX BEAUX- ARTS

« J’étais Hamlet. Je me tenais sur le rivage et je parlais avec le ressac BLABLA, dans le dos les ruines de l’Europe. » HM

Le 30 Décembre je ne sais pas ce qui s’est passé mais 500 visites sur ce blog c’est énorme et ça n’arrive jamais. 

Réveil désagréable après un rêve catastrophe. En première partie, il s’agissait d’une exposition, de trucs en terre que j’avais laissés sur une table et que des gens travaillaient à ma place. Une fille avait sur un personnage rajouté une coiffure imposante. Et j’avais réagi en disant qu’il fallait me demander pour intervenir sur mon travail. Il y avait un étage, mon frère, mon vélo toujours là où il ne faut pas. En Italie, dans un autre quartier éloigné..

On a des manteaux.

Un Monsieur ressemble à ceux de Saint-Bonnet. Je remplis d’eau un verre, le sien qui contient du pastis (???) et je m’en excuse.

Deuxième partie. On est à plusieurs sur la terrasse d’Argenteuil qui n’est pas à la place qu’elle a dans la réalité. Bref on est côte à côte et on regarde le ciel bleu. Il y a les traces nuageuses des avions dans le ciel. Ciel que j’avais l’habitude de regarder à une certaine heure, car le Concorde y passait.( Ça c’est vrai ) On regarde donc, comme des personnages de Hopper. On est des morceaux de peinture de Hopper. Silencieux, au balcon, on scrute le ciel. On ne cherche rien néanmoins. Donc on ne scrute pas, on se laisse envahir par cette idée du ciel et des lignes blanches. C’est un peu ça la scène. Cinq personnes épaule contre épaule, silencieux, et regardant le ciel. Soudain je remarque que deux avions sur la même diagonale et dont les queues se touchent, volent donc dans des sens contraires. Cul à cul. Bizarre.  L’un descend, l’autre monte. Bon. Soudain il y a une forme de véhicule spatial. ( Là c’est Orion que j’ai trouvé et j’ai gommé les panneaux en ailes de moulin autour.) C’est ce qui ressemble le plus. C’est beau, dans mon rêve c’est gris. On regarde en se demandant s’il y a quelqu’un là-dedans. On pense avec effroi à une chute possible. Mais non. Qu’est-ce que ce truc? . On se le demande quand il change de trajectoire, grossit à vue d’oeil et passe par dessus nos têtes en faisant un bruit d’explosion effroyable. On rentre la tête dans les épaules, nous attendant au pire: le contre-coup, l’effondrement du monde, les morts sans doute. Tous les morts. Mais rien… Plus un bruit. Devant nous et derrière un banc de fumée, il y a des flammes claires.

Le rêve prend fin avant la déflagration qui devrait suivre en toute logique. Mais…

 

Déposer un coussin rempli de terre sous la tête des défunts ( terre d’Israël , dépôt symbolique ).

Hier les UC aux Beaux-Arts avec heureusement Jonathan. 20 personnes environ. Et en général des présentations assez médiocres il faut bien le dire. Sauf heureusement des choses très bien, travaillées, vivantes et pleines de question. Un manque de travail éviident. Manque de je ne sais quoi, de conscience de ce que l’on montre, de ce qui serait possible. Quelques cas rares heureusement de prétention.

Qu’aviez vous écrit sur le double?

-Je ne sais plus…

Je crois qu’il y aurait un film très drôle de certains moments où l’on est anéantis. Je le disais à X alors que côte à côte nous devisions sur son objet ( sculpture, ready made, truc qui pourrait générer au moins des risques. )L’objet étant posé entre deux tabourets, soudain devenait quelque chose quand , après avoir éteint je l’ai éclairé avec mon téléphone . Nous étions deux acteurs d’un mauvais film sur l’art dit contemporain. Parler sur rien. Baver, dirais-je. Ridicule. Sans rire, c’est le peu d’audace et de risque qui est affligeant alors que je donne toute liberté. Depuis 4 ans, c’est sans doute l’année la moins interessante. Alors que les étudiants sont en général intéressants. La liberté  n’est pas utilisée. C’est scolaire. Elémentaire. On se contente de ( mal ) présenter des trucs, on se contente de trop peu. Il faut insister pour qu’on nous dise enfin des choses intéressantes ou tout au moins personnelles. Le mot est négligent.

Pourquoi. Pourquoi. Et pourquoi, je sais à l’avance si ça sera ” bien”. Je le sais. Le comportement indique quand-même ( on peut se tromper )

Bon. Travailler. Retravailler après avoir arrêté presque un moi. Cette faute et oubli du s change le sens de la phrase et l’améliore peut-être. C’est assez juste cet arrêt de soi/ Oui c’est juste. Car quand j’arrête de travailler, je n’existe plus, ou j’existe mal. Aujourd’hui en est la preuve.

Je tourne dans l’appartement et heureusement qu’il y a la place.  Hum. Pas facile. Paralysée et paresseuse.

Modern art et grotesque
Le moi peut en effet déchoir, chuter, s’éclipser tout en continuant à être lui-même. Claude Romano
Penser, dessiner, construire Wittgenstein & l’architecture Sous la direction de Céline Poisson
Erreurs choisies, L’Arche, 1988.

 

FRANCE

de-gaulle

Ah ah. mon cher général; Excusez moi d’avoir choisi de dessiner en attendant. Oui la perspective de ces deux cérémonies parallèles-celle à la patrie où vous étiez, et celle à l’anarchie  m’amusaient peu. De plus je savais que vous m’espionniez. Moi c’est à la commémoration d’actes anarchistes que je me serais rendue. D’ailleurs je l’ai fait mais à la fin, discrétement. J’ai traversé une sorte de Biennale alambiquée et des jardins anglais pour me retrouver dans une salle munie d’un video projecteur. Vous étiez dans le fond de la salle anarchie, guettant mon arrivée sans doute, appuyé au mur et vous m’avez pris la main. Nous avons regardé ensemble le vol de chauve-souris qui recouvrait un terrain de foot. Bon.

Vous voulez que je fasse une exposition en l’honneur de la patrie et je ne sais comment me défiler de ce machin…

PATTI S.

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Hier, encore un anniversaire. Celui d’A2G. Très bon moment ( avec en plus la chanteuse du groupe Moriarty-Rosemary Standley- pour 3 chansons )moi qui n’aime pas trop ces trucs ( célébrations, médailles, anniversaires, Noëls, mariages, anniversaires de Mariage ) . Je reviens à pied dans la nuit. C’est bon. Et en plus c’était bon.

Ce matin Galerie . J’y apporte deux énormes classeurs avec toutes les photos Maeght. ( D’autres ici… Pfff)

L’inventaire commence Vendredi à A.

Soupe au boui boui rue Volta. Un bon pho. Plein de chinois et la queue dehors.

Passage à Beaubourg pour… rien à vrai dire, aller regarder quelques livres ( le catalogue de l’expo des Blüme cet été. Et pourquoi n’y suis-je pas allée???) ( J’achète un Alfred Kubin et un Walter Benjamin). Tiens, pourquoi pas Julien Prévieux ?. Hop. Escalator. Carte Culture. In. Ca ne me déplait pas. Je trouve que c’est intéressant. J’avais lu un article quelque part sur l’analyse du mouvement des yeux des visiteurs de musée…

RV à 14h au Flore avec A.V que je connais pas, qui est psychanalyste . Il y aura aux Beaux-Arts une rencontre le 14 décembre.

Je lui envoi eun SMS et me décris: Crâne rasé et pull de gendarme.

Mais qui arrive et se met juste à côté de moi? Patti Smith. Oh… Ben ça alors c’est un signe. Elle s’assied à ma gauche sur la banquette, trouve les livres que j’ai sur la table sont beaux. J’embraye et lui rappelle qu’on s’était vues à la fondation Cartier , au sujet de N.S. Elle m’avait donné son tel mais j’ai laissé des messages et que dalle. Bon ce n’est pas gagné. Elle doit en avoir plein les bottes qu’on la regarde.

En face plus loin il y a un monstre. Une dame qui a dû confondre mascarat et cirage, dentifrice et rouge à lèvres. Par contre le vêtement léopard est à peu près d’équerre.

Bon, ça fait un peu flop et je sirote mon coca en commençant à lui écrire un mot. Elle me demande alors si je veux deux places pour le concert demain soir… Puis on parle un peu et elle me passe son mail, me disant qu’on parlerait du film avec NS. Héhéhéhé!!!!

Elle dit aussi qu’elle doit aller au cimetière pour dire le kaddish même si, me précise t’elle, elle n’est pas juive.

Je l’entend dire qu’elle est exhausted, exhausted, exhausted. Un bout de rêve me revient…. Un terrain en pierre déchiquetées… Heu … Zut, c’est un rêve d’il y a quelques jours et le revoici. Ah oui. Il y a une magnifique piscine très ancienne dans un quartier de Parie et on y voit des colonnes; Par contre l’eau est immonde. Les abords sont pentus et donc, en rocher. C’est très désagréable de marcher car c’est agressif comme sol et on est toujours prêt à tomber. Quand je repartirai à la porte je rencontrerai une dame de Monaco très snob qui me demandera si je vais à la réception de Madame Pompidou et elle dit un autre nom. Un nom d’homme. Son fils est une sorte de gommeux ” fin de race ” qui en fait est très gentil et simple. Dans la voiture quelqu’un me dit:

— Nous avons noté que vous avez pensé à plusieurs reprise à ” fin de race”. Vous nous expliquerez cela plus tard.

Note: Mr. Splitfoot

Soeurs Fox

Danse des morts en 3D

 

Avrieux, Notre-Dame des Neiges

Alors que je feuilletais le livre de Klein que m’a donné C. hier, m’est revenu le rêve. Nous sommes proches d’un très grand bâtiment sculpté et qui évoque une danse des morts mais en volume; Dans un autre rêve cette architecture bizarre était apparue au bout de l’allée d’un jardin, lointaine et mystérieuse et nous n’avions pas pu en trouver l’accès. Cette fois-ci le lieu est une sorte de parking, et si la première vision avait la lumière d’un matin d’été, celle ci est grise et humide ( comme une ville de Picardie ). C’est donc un rêve zoom puisqu’il dévoile les détails d’images plus anciennes. C’est un musée, ou tout au moins une architecture que l’on peut visiter. Moi qui a-priori aime ce genre de curiosité, je n’y vais qu’avec réticence. Les autres restent dans la voiture. D’ailleurs je suis la dernière à entrer car ça va fermer. Je ne sais pas ce qu’on trouve là mais je vais directement au magasin de souvenirs. Je trouve à offrir des petits poulets en carton peint marron. La vendeuse m’en emballe trois. Arrivée à la caisse qui est très loin, je m’aperçois qu’elle m’a donné un petit poulet seulement et deux paquets de Blinis en carton peints de la même couleur. Je repars changer les blinis contre des poulets et me perds. Puis j’arrive dans une très grande salle ou une dame examine des objets, tandis qu’un jeune garçon absent et qui nous ignore commence à balayer.

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JOE

Avant de partir à la soirée Sosie Joe Dassin aux Mayons nous avons fait des prototypes de lunettes pour aller sur la place.

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ceci donnera le lendemain les “Bread-glasses”, particulièrement prisées cette année:

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Emilio Tomaselli

La Tropézienne achetée et commandée par U. engloutie, on s’est un peu dépêchés car un show est un show et il ne faut pas rater le début que l’on soit à Vegas ou aux Mayons.

Je suis allée vérifier l’état de E.. Etait-elle venue sa belle étrangère? Ou était-il triste. Il était triste, prenant je frais sur sa terrasse avec comme compagnie sa petite radio.

—Tu viens , on va voir Joe Dassin

—Joe Dassin??? Il est vivant???!!… Non…. Je rentre..

—Tu ne rentres pas, tu viens.

Finalement hop, nous voici traversant les champs de chênes-liège  sous la lune, montagnes des Maures en fond. C’est splendide. Les Mayons…  ( dont les habitants sont les saute brugas -les saute-bruyères .

Le camions de Churros… On peut se garer là? On y va….

En fait c’est un repas et il y a vraiment du monde. Des grandes tables et une paella… Ils n’ont pas fini et sur scène il y a la petite beugleuse que j’ai déjà vue et qui depuis qu’elle à 13 ans doit en avoir 16. Elle est ordinaire. On s’assied sur les bords et il ne faut pas glisser sinon on se retrouverait à côté d’une tête de gambas dans une assiette en contre-bas.

La régie est à côté et il y a même une poursuite.

Nom d’une pipe, le voilà. Il entre. C’est lui !!!

joe fantôme

D’accord au stade où on en est, c’est plutôt son fantôme qui apparait. J’envoie cela à B.A qui était mon amie de lycée et qui avait des tonnes de disques de JD.

Bref le type extrêmement sympathique. Assez classe dans le genre avec sa chemise argent. Il est vrai qu’un coup de mistral aurait pu compromettre la “prestation”, mais la perruque était bien fixée et ne rebiquait pas à l’arrière. Il doit néanmoins savoir qu’il ne doit pas grossir d’un kilo rapport au pantalon blanc.

Mais sans être méchante comme à mon habitude, vraiment il était bien le mec.

On a chanté comme des dingues et puis on est descendus devant la scène pour danser et lever nos bras. Moi j’avais mon sifflet pour ponctuer et pour applaudir.

On ne s’est pas ennuyés une seconde ce qui est souvent le cas dans ces spectacles de sosies ( Michael Jackson nous a bien fait bailler ).

Moi ça me fascine ces histoires de Sosie , des Mayons à Amphytrion!!! et résister à une photo ce n’est pas possible. Pas Possible.

La voici et il y en à d’autres!!!!

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Pendant ce temps à Gonfaron, une autre paella. ce n’était pas le même genre. C’était le repas de la paroisse. D. est venu me dire que l’eau que le boucher rajoutait à sa préparation était bénite et que les grandes spatules pour remuer le plat étaient les rames de l’Arche.

On ne dit que de âneries mais cela me convient assez bien. Il n’y a-certes-pas de quoi faire un dossier dans Art Press mais on ne peut pas tout avoir.

C et D puis F et C sont arrivés tard et nous ont proposé d’aller boire un verre mais on est rentrés bien sagement avant minuit. Sobres et très joyeux.

Les rêves de cette nuit étaient parfaitement Sadiens et atroces. J’en ai déjà oublié l’essentiel.

Je suis dans une sorte de couvent et j’y retrouve A. qui me pique les doigts avec une pointe de ciseaux qui est fichée dans sa propre main. Je hurle en l’insultant. A côté d’elle et silencieux, D.S est un prêtre sombre à soutane en velours frappé noir à reflets prune. Voici à présent et encore A. Sa main droite se termine en une machine coupante qu’on trouverait chez Bilal peut-être ou plus certainement chez Edwards . Je l’attrape à pleine mains et finalement me coupe.

Je pars en hurlant et en me moquant de D.S. Des placards, des corps, des espions…

Je recommence à travailler. Après 15 jours de vraiment rien…. Chaque jour trois heures pour commencer mais c’est pénible. C’est terriblement difficile d’avoir envie de peindre. Il ne faut jamais s’arrêter et on est malgré tout obligé de le faire. Mais la reprise est chaque fois horrible…

Quelque fois bavarde , quelque fois pas

Bon. Parfois blabla , parfois non.

Je suis dans les mouches cantharides, dans ma boule à zéro, et dans Edith Scob avec qui j’ai RV Jeudi.

Hier Argenteuil ( pas allée depuis 3 SEMAINES! Haïe …). Hum. Je m’y ennuie un peu. Il faudrait mettre le chauffage.

Me demande parfois s’il ne suffirait pas de faire de la peinture et c’est tout. POINT. Peinture. Point. Point PEINTURE. Peinture. Basta.

Respirer me plairait. ( ecole/ vélo/ sapins/ cheminée/ P et E.)

Super chute à vélo qui m’ a fait boiter une journée. Puis c’est le dos qui se coince et je ne l’écoute pas.

Super bon cours de tennis.

OÙ  sont mes Dv????

Rien à raconter .

Pas le temps.

Cette nuit ai tout cassé dans la maison: vas y les pots de confitures, la télé, tout tout…

Et un mot au réveil , un mot bizarre que j’ai oublié.

La crevette et sa dépouille /BAZAR

La crevette de Painlevé .Les premières images sont hilarantes.

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———————————–Flaubert

« Hier soir, j’ai rangé toutes mes “ petites ” affaires, ce matin j’ai rangé mes plumes, et tout à l’heure, à 4 heures, après tout un après‑midi de torture, j’ai enfin trouvé la première phrase de B. et P., que j’envoie à Caro, selon ma promesse » (À Ernest Commanville, 1er août 1874).

« C’est pour t’obéir, mon loulou, que je t’ai envoyé la première phrase de Bouvard et Pécuchet. Mais comme tu la qualifies, ou plutôt décores du nom de reliques et qu’il ne faut point adorer les fausses, sache que tu ne possèdes pas la vraie phrase. La voici : “Comme il faisait une chaleur de 33 degrés, le boulevard Bourdon se trouvait absolument désert.” Maintenant, tu ne sauras rien de plus, d’ici à longtemps. Je patauge, je rature, je me désespère. J’en ai eu hier au soir un violent mal d’estomac. Mais ça ira, il faut que ça aille. N’importe ! les difficultés de ce livre‑là sont effroyables. »

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Un chariot blanc métallique en deux parties et le haut est un oiseau blanchâtre . C’est une immense urne funéraire. Elle tourne. Me souviens plus bien. Les cendres de mon père je crois mais pourquoi crie-t’on : C’est l’ambassadeur de France?”. 

 Cette nuit pas mal de mouvement aussi mais je ne me souviens pas.

Ecouté Alexis HK rencontré hier dans le studio de Europe 1. J’adore la chanson “le dernier présent

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Hier nous avons pris un taxi pour aller rue François 1. Le type était dingue et nous a raconté de A à Z la vie de Shakespeare! C’était un Iranien très drôle mais on ne pouvait plus l’éteindre!

En attendant l’heure du RV on traine et je regarde les vitrines. Balmain, Courrèges… Le pire c’est Céline qui présente les sacs dans un décor chantier avec trous dans le placo, fils apparents, etc. Quelle bande de porcs quand-même!!! 

 

 

VERS A SOIE/ Le fameux rêve de Pauline

“Ah et puis tiens
je n’en reviens toujours pas de ce rêve, il faut que je te le raconte. C’était très baroque, à la fois mondain et monacal. Avant que tu n’arrives dans cette drôle de fête, une artiste que je connais, Marie Losier, est arrivée, a fait une entrée, fracassante dans cette assemblée sombre, comme peinte à l’huile. Elle qui est si peti-crevette et discrète d’habitude, ce jour-là elle portait des jabots et des culottes de velours, elle avait le crâne rasé mais bordé de deux terribles loubavitchs, et d’un rire foireux. Elle avait de grosse dents, elle était sûre d’elle et méprisante, elle était méchante.  Et puis tu es arrivée, deuxième entrée que je remarquais dans la foule, en ninja, fatiguée et les yeux rougis par les larmes. Tu m’as dit que tu avait perdu deux être chers dans la journée. Et puis, après que tu te sois battue contre tous les autres pour protéger les vers à soie qui groullaient sur les murs (la fête avait lieu dans une magnanerie) le public, assez conséquent, agités, excités, dandys, artys-moyennageux, comme une masse…je ne sais pas…une masse napolitaine, à la fin, tous nous avons chanté “GLOIRE À TOI SEIGNEUR ” dans un choeur parfait et ça nous mettait en joie.”

Les bancs craquent

Jacques rigaut

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pauline qui ne sait rien de mes lectures actuelles et de mon emploi du temps m’écrit qu’elle a rêvé de moi et de vers à soie et que je revenais d’un enterrement.

Elle ignore que le nom de la propriété où se déroule “C”, le livre de MacCarthy, se nomme Versasoie, et aussi que je suis à l’incinération d’un ami.

Je découvre ce SMS dans le hall du crématorium de Clamart. 

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Pluie. C’est long pour aller là -bas et mal indiqué. On arrive au bout d’une rue sans issue , dans un paysage d’une laideur sans nom, tellement laide cette laideur architecturale que ça en devient intéressant. Un décor . C’est l’entrée de la Chambre mortuaire de l’Hôpital On s’est trompées. Pas le temps de faire une photo. Retard.

Finalement le “convoi” comme on dit, n’est pas encore arrivé. Plein de monde.

Je ne connais pour ainsi dire personne. J.A qui me donne ses coordonnées. Mais… Puis les soeurs et F.S

Je salue R. qui a 24 ans et qui est le fils de B. pour qui on est là. C’est pénible évidemment/

Encore plus quand la Sonate au clair de lune fait sont entrée. Je regarde mes chaussures-Windsor, jette un oeil ici où là. A peine. Et encore… Le pire est la chanson Italienne tellement vivante. A force d’être accablant l’Ave Maria de Schubert ne me fait ni chaud, ni froid.

Il y a le portrait de B. sur le cercueil face à nous. Il rit. Une jupette de velours bleu cache le chariot. Tout est laid. Les compositions florales du lieu, la scène ( appelons ça comme ça) aux murs patine orangée digne de Castorama. Une croix entre le corps et l’urne mouchetée sur une colonne. 

Ca ne dure pas trop longtemps ( J’ai souvenir de cérémonies où il fallait rester tout le long. Et tout le long, c’est long.)

Puis sortie de la salle. Un Monsieur attrape la feuille qui demande si on a bien été assis, reçus, si le funérarium est bien indiqué. Il a écrit:

“Impossible de se recueillir à cause des bancs qui craquent. C’est insupportable”

 

Salle de… , zut, pas salle de départ- salle d’envoi? non…  mais quelque chose dans le genre. J’y vais et nous sommes peu nombreux face au volet qui va remonter. G. sort.

Voilà. Nous sommes derrière la vitre et c’est une sorte de vision très froide et belle. Ca a un côté 2001 Odyssée de l’espace.Glacé.

Le cercueil prêt sur un grand chariot métallique. L'”officiant de profil gauche  va appuyer sur un interrupteur, puis repart lentement dans l’autre sens/ Profil droit.

Il n’est plus dans le champ . Alors le cercueil emporté par une machinerie glisse vers le portillon qui s’ouvre.

C’est fini. Le portillon se ferme en guillotine et la mécanique se remet en place. 

Nous repartons sous une pluie battante. 

J’ai repensé à la fête foraine et à la trouille que l’on avant derrière les portillons du train fantôme avant que le chariot ne s’ébranle… Et c’était parti. Trop tard pour reculer.

Dans les embouteillages banlieue du retour j’ai fait cette photo qui nous à fait rire. Inutile d’expliquer pourquoi.

 

Tchup tchup….

COIFFURE

rappel/ Notes été

Meteorologia
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CHATEAU DES CARPATHES
La Stilla, cantatrice italienne, 25 ans
Rodolphe de Gortz, baron, propriétaire du burg, mélomane, de 50 à 55 ans
Franz de Télek, comte, 27 ans
Orfanik, savant au service de Rodolphe de Gortz
Rotzko, soldat, dernier compagnon de Franz de Télek, 40 ans
Nick Deck, forestier, fiancé de Miriota Koltz, 25 ans
Miriota Koltz, fille de Maître Koltz, 20 ans
Maître Koltz, birò (juge et maire de Werst), de 55 à 60 ans
Jonas, aubergiste juif, tenant le “Roi Mathias”, 60 ans
Patak, médecin de Werst (en fait ancien infirmier), 45 ans
Hermod, magister (maître d’école), 55 ans
Frik, pastour (berger), 65 ans
Le colporteur, juif polonais

 Norman Bates

Antony Crafton ( listes, livres  france cul 9h 30 vendredi 23)
Hazan histoire de la page
24 mai. —” Revu l’admirable Frankenstein (1931) de James Whale. Il me frappe que ce film qui emprunte sa forme à une théatralité assumée, ce film joué devant des toiles peintes — et qui est en effet l’adaptation d’une pièce de théâtre, et non du roman original de Mary Shelley —, obéisse d’un bout à l’autre à la logique du fait divers. C’est évident dans la scène où le monstre, qui joue avec une petite fille, la noie accidentellement.
Mais c’est vrai même de la première partie, qui se passe dans l’univers fabuleux de la tour-laboratoire de Frankenstein. Relèvent ainsi du fait divers l’aversion qu’éprouve Fritz, le représentant du Lumpenproletariat, envers le monstre, qui, lui, est hors-caste, et dont Fritz devient inévitablement le tortionnaire, la vengeance du monstre (qui pend Fritz), l’irruption sur les lieux du drame de gens qui n’ont rien à y faire, et qui ne feront que compliquer les choses, le père et la fiancée de Frankenstein, ainsi que le « meilleur ami » et rival. Fait divers encore, à la fin du film, l’irruption, au travers de la baie vitrée, du monstre dans la chambre de la mariée, que son fiancée a, par une erreur de jugement monumentale, enfermée à clé dans cette chambre, croyant la protéger. Fait divers enfin, mais je l’avais déjà noté ailleurs, la séquence finale, qui raconte une scène de lynch.
Je ne crois pas qu’une civilisation puisse échapper à la logique de ses propres images. Revoyant la fin de Frankenstein, je ne puis m’empêcher d’y voir une prophétie du nazisme.
Et la chose extraordinaire est que Triumph des Willens, de Leni Riefenstahl, qui est presque immédiatement postérieur (1935), est un anti-Frankenstein, puisque ce qui est montré dans Frankenstein comme des scènes de terreur (des femmes en costume traditionnel, apeurées, aux fenêtres de leurs maisonnettes médiévales, des gens qui défilent avec des torches parce qu’ils cherchent quelqu’un pour le tuer), est présenté dans Triumph des Willens comme un idéal ardemment désiré (les femmes aux fenêtres célèbrent l’arrivée de l’ordre nouveau, les porteurs de torches font une émouvante retraite aux flambeaux).
Ces images « riment » extraordinairement.”
Je ne sais pas où j’ai pêché ça. Là: Extraits du journal de Harry Morgan 2012

Azimov/ robot

clement pansa ers  (dada)
Le Pan-pan au cul du nu nègre : édition originale, page 13.
Nouveaux trucs nouvelles combines Broodthaers
Cilice mortification
Haire
Revoir le Mont-analogue de Daumal
Les singes qui fracassent les globes de verre ( Faust) cité Edith Wharton dans Les Dieux arrivent
 
CURIEUX
L’anagramme de Albert Einstein
Rien n’est établi
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aube double

C’est très laid mais j’aime bien

Paysage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme ecto ne veut plus rien savoir, qu’il quitte et requitte et ne se plait plus chez moi disons le nettement, je choisis Mars édit qui me semble de toutes façons moins moche d’interface.

Rêves encore, cette fois ci la mort de J.

Et la nuit précédente , “l’aube double”. Nous étions sur une sorte de plate forme . Trois personnes. C’était un paysage minéral, majestueux et le jour se levait sur ces crevasses blanches et précipices. Soudain R. a dit: ” Regarde c’est l’aube double” et effectivement nous avons assisté à un spectacle étonnant, comme si le ciel se dédoublait comme si un double de ce paysage se déplaçait et dans son glissement laissait surgir les rayons du soleil grandissant. Faisant un mouvement panoramique de la tête, je remarquai que ma chaussure droite, était à environ cinquante mètres de là. Puis des plaques dans le ciel, qui auraient comme équivalent si nous avions été en mer, des bancs d’algues ou de méduses, des plaques de points blancs ont glissé puis sont tombées verticalement, de plus en plus nombreuses. Une sorte de bombardement fait d’une matière qui n’était pas de la neige mais s’il fallait trouver un équivalent serait une sorte d’option graphique photoshop. Oui l’option 66 de l’outil pinceau  par exemple en 200 px.

Nous nous sommes dit qu’il y avait menace et c’était peut-être une attaque ou une invasion, comme dans les années 50 .

Dans la lumière un être humain identique à nous s’avançait comme Cyrano de Bergerac sur son équipage.Auréolé d’une sorte d’arcen ciel. La dernière imagée ce rêve est une danse de personnes habillées en squelettes

Comete

SANS POISSON

Promenade dans Paris, et un thé rue Monge avec un fond sonore portugais.

A l’intérieur ça danse. C’est comme un bal de campagne.

On a regardé passer les gens, ce qui est l’exercice que je préfère…./…

Curieusement la population est assez mélangée. Bien plus que dans notre quartier.

Je regarde Omar m’a tuer sans le finir car je vais être trop en retard puis file rue Lafayette à vélo.

Diner chez G.et A

…./…

Retour vélo et bouffée de Ventoline pour effacer le souvenir du chien noir malade avec des attelles aux pattes.

promenade sur ARAGO

chevalier.png
Je me réveille assez mal. J’étais à Berlin et D et D tenaient un bar. Un groupe d’artistes Français arrive pour une exposition et j eme demande comment je vais m’échapper. Je cherche désespérément le titre d’un livre. Je décris ce livre mais à la librairie de l’opéra ils me proposent tout sauf ce que je cherche. La fille me dit: C’est le viculus énigmaticus?—Oui c’est cela…( VICULUS, I, m 1 siècle avant J.C.CICERO (Cicéron) bourgade n. f : village aux habitations dispersées/ petit bourg )
Ficopomatus enigmaticus feeds on suspended detritus and phytoplankton with its crown of ciliated gill plumes, which it extrudes from its tube opening.
Bon. Puis qu’il en est ainsi… J.G traverse lui aussi le rêve. Il y a un film sur lui et il ne veut pas le regarder dans cette grande salle de cinéma.

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