Je n’aime toujours pas Noël


HÔTEL LE REBOURS C’ÉTAIT BEAU CE NOM À LA HUYSMANS

Une route de montagne et des camions chargés de sable qui la descendent. Moi à vélo. Est ce que ça va grimper trop pour moi qui n’ai plus d’entrainement. Un village. Une voiture noire et une famille. Parents et deux enfants. Ils vont me rapprocher de Grasse puis j’irai à Magagnosc. On passe chez eux. Les femmes ont des robes longues. Il y a un petit chien blanc. Maison bling bling. Une exposition qui commence ce soir et je n’ai rien installé. Éteindre? Transporter les vitrines? Je n’arrive à prendre aucune décision et tout est extrêmement lent. Sais plus…

Hier zapping et rire devant un programme américain tellement irrévérencieux et de de mauvais gout. Le moniteur d’auto-école qui pilote un chinois porte des lunettes avec des fentes inclinées pour voir comme un Chinois, le prêtre dans une épicerie juive fait signer une pétition en demandant aux client de reconnaitre qu’ils ont tué le Christ et je passe les trucs plus hard avec des noirs. C’est atroce. Mais c’est drôle…

Un nouvel oiseau, un mandarin,  que j’ai nommé Klaxon vu son chant. On dirait un bruit de jouet pour bébé. Du coup Ovide me semble plus discret et je n’entends plus ses chants répétitifs pire que Steeve Reich ! C’est bizarre les oiseaux quand même. Ca m’émerveille. Est ce que je les amène? Hum.

                   R est parti pour une semaine. Me voilà seule. C’est bizarre au début. Alors à nouveau je range. Je jette, je range et je jette. J’adore jeter. C’est comme si je m’allégeais de choses que d’ailleurs bien souvent j’ai oubliées et de gens aussi que j’ai oubliés. C’est bizarre que ces courriers que l’on dirait amicaux, ne m’évoquent strictement rien. Une chose que j’avais trouvée drôle c’est qu’un jour aux Belles Lettres alors que le Monsieur me demandait mon nom pour la facture, me regarda et me dit: J’ai toujours votre tableau. Ce qui est drôle aussi c’est que de son nom je ne me souviens pas, mais son écriture oui. Sur une carte de visite. C’était  la première peinture que je vendais. Je revois le moment, rue Léonidas au 8bis exactement, rez de chaussée gauche- ou cette personne avait choisi. C’est Antoine Revay -est-il vivant – qui l’avait accompagné. Il était bizarre Antoine.Il était tragique Antoine. S’est-il suicidé / pourquoi dis-je ça. Je ne sais pas. C’était le genre de toutes façons. Grand lecteur pas heureux. Il s’était marié je crois. Dans l’atelier aux BA, il peignait en costard. Il avait une veste en sorte de Tweed verdâtre et une cravate. Il peignait un modèle nu tout aussi verdâtre sur un grand format quand je suis entrée. Ca m’avait impressionnée. Il parlait avec un accent hyper snob. Il était fou je crois, ou l’était devenu. On a ri souvent. Je lui avais raconté que le boy de Mistinguett toujours en vie à l’époque et que je voyais sur scène au Paradis Latin presque chaque soir,  avait comme surnom Chériette. Ça le faisait beaucoup rire. Il fallait prononcer en roulant les R. Je l’ai revu à la Villa Médicis. C’était pénible. Dormant chez moi-lui, je n’avais pu fermer l’œil -moi tant sa présence était lourde. Il y a des natures comme ça- ( le fils de R. aussi )- qui vous étouffent de par leur présence, même s’ils sont trois pièces plus loin et qu’on les entend à peine respirer.

                   Il y avait aussi Key le Japonais qui était bien zinzin aussi et qui peignait des grands nus noirâtres, ce de façon frénétique. Il avançait, il reculait.Et puis le clan des espagnols, pape, Antonio,( je suis le grand chien jaune qui va te mordre ) José ( mort du sida ), Javier qui s’était fait canarder dans sa douche. On était allé le visiter à l’hosto. Il était ETA ( Radio: les puits ferment/ La mine/ ), et aussi Remy, peut-être le plus doué et qui m’a appelée il y a une dizaine d’années. Hum; il vivait chez sa grand-mère. Je ne sais plus son nom de famille… et Simon qui peignait un coq. J’avais eu pour mission de choper le coq et d’aller le jeter chez les archis. Je m’étais exécutée et sauvée à toutes jambes. On a vien ri. Le coq était revenu. Mais une semaine plus tard c’était un poulet prêt à rôtir qui l’avait remplacé. Les archis s’étaient vengés. Il y avait Anamaria, toujours mon amie et qui arrive de Bogota en MArs, des des oubliés et oubliées. Une américaine au nom oublié, sais plus.

Je ne parle presque jamais des Beaux-Arts. Je n’y pense pas non plus sauf quelquefois le Mardi quand je suis à l’école, et que je passe devant l’atelier Cesar. La bibliothèque, je n’y allais pas. Les collections , j’en ignorais l’existence. César s’est eteint il y a longtemps. J’avais vu mon professeur dans je ne sais quel EPAD terrible il y a quelques années et il avait presque 100 ans. Il déraillait mais se souvenait de moi. Duffau le séducteur, déguisé en sculpteur, en Rodin dirais-je, toute sa vie,  avait la fanfare pour l’accompagner. Il y avait même Hugues Aufray ce jour là. Je ne suis pas allée au cimetière.. Bizarrement moi qui l’avait beaucoup aimé, sa mort m’a laissée sans émotions. C’est bizarre ces trucs là.

Biennale de Venise il y a longtemps, longtemps

TRI(E)STE

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Hop. Le cours du Mardi ( c’était le 1 décembre et la journée dans l’amphi avec projection de films choisis par les étudiants et moi ) et le lendemain matin départ pour Trieste. Pourquoi? Pourquoi partir et pourquoi faire? J’avais tout réservé comme ça, clac. Et Trieste que je n’écris jamais sans me tromper et lire ensuite « Triste « et non Trieste ».

Arrêt à Venise, et chambre agréable sur un canal, petit canal .Premier étage. je marche en tous sens. Personne. La nuit tombe et je file à l’Accademia. On est 3 ou 5 maximum. C’est merveilleux ce peu de monde. J’ai pris mon billet pour Trieste. Départ 10h40. Deux heures de train. Brume, vignes, une sorte de héron blanc. Maintenant des tunnels. Puis on longe la mer.Trieste m’évoque GG. Je sais qu’il a pour ami Claudio Magris. On va se croiser car j’arrive quelques jours après sa conférence sur Kafka. La mer incroyablement étale. C’est très beau. Hotel du centre. Entrée par le deuxième étage. Parfait . Fenêtre sur l’église et la place aux marchands d’oranges de Sicile.

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Le matin à 9h, office orthodoxe. C’est très beau. Je reste.

J’ai pris un livre de Calvino et un roman Anglais, mais à l’aéroport je n’ai pas résisté à l’envie d’un Best seller. Un Kerr: Prague fatale. Dès que l’on commence on est pris au piège. Je le sais et j’approuve. Me voici à Trieste bien installée sur la place principale, dans un fauteuil avec une couverture sur les genoux. Aux côtés d’Heydrich et autres S.S.entre Berlin et Prague, entre espions et saloperies. La découverte à Trieste c’est le magnifique café San Marco. Immense, confortable, avec des coussins rayés et un bar sans fin. La première fois j’y bois un capuccino vers 17h( dire à l’italienne sinon ils sont tout petits ). Je lis, j’observe, je note. Je me promets d’y retourner le lendemain.

Il y a aussi le Tommasseo. Plus genre bonbonnière que café Viennois. J’y goûte le vin blanc « colli orientali », accompagné de petits machins à la truffe. Je me sens bien dans cette atmosphère douillette et commande une salade délicieusement simple et bonne. Il y a le Torino. Il y a le « caffé degli specchi« , Café des miroirs que je connais déjà, et l’Antico caffé Torinese …L’accent ici est incroyable; Je ne saurais dire si cela zozotte ou siffle. c’est incompréhensible. On entend évidemment les langues voisines.

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Le chocolat à Trieste est épais comme celui de Turin. Je n’aime pas tellement. Partir seule c’est bien. C’est bon de ne pas parler, de regarder la mer, visiter le musée du théâtre un peu vieillot ainssi que le fonds Giogio Strelhler qui s’y trouve. Les grands hommes ici sont Joyce et Svevo. La galerie d’art contemporain, musée Revoltella est ennuyeux à périr. Immense , énorme avec des peintures XIXeme terribles. Pas un futuriste. Que des croutes et des gardiens endormis. Pas mal d’endroits sont fermés. Je vais jusqu’à Miramare. Le lieu est beau, l’intérieur fait bailler. C’est la visite qui tue d’ennui un enfant normal.

( En bas le types sur le matelas hurlent et chantent. Ils sont dans un état terrible )

Retour par Venise où je marche 2 heures dimanche matin, avant de m’enfuir à l’aéroport bien en avance tant il y a de monde. Tout à coup ça me barbe. C’est fini. Deux livres sont finis. Je rentre.

Pas le temps-Venise

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Auriti

Bon ..; Heu ..; quoi.. Ce qui est incroyable, c’est que les oeuvres servent de fond photo…

Les gens se photographient devant tout et tout… La gondole est égale à la collection de pierres de Roger Caillois!!!!

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Voir moi, ci dessous dans un truc atroce du pavillon Venezia.

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Gustave Moreau

L’art dit contemporain, serait il parfois un art dit forain, une toile de fond…!!!!!En tout cas le comportement général est de tout photographier, et paf et paf quitte à vous mettre l’iphone sous le nez.

Coté téléphone, à part Francois Pinaut (voir plus loin), j’ai le sentiment d’être moins agressée. Moins de conversations. Peut être que les touristes plus les visiteurs Biennale, se calment un peu vu qu’ils sont à l’étranger????

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5 jours à Venise vraiment agréables avec V.. Courir partout . Voir et voir.

De Stingel à l’abominablement imbécile pavillon Russe ( j’ai même jeté la photo ), de l’expo passionnante ( Palazzo Encyclopedico ) au pavillon Venezia ( réservé aux arts appliqués-au secours les fils de soie , le verre et la mosaïque… ).

 Mais cela a servi de décor à un portrait de moi genre symboliste.

De la très belle expo « Fragile  » à la fondation Cini, à Wei-wei qui ne me passionne pas … Marc Quinn  fait grincer des dents avec ses oeuvres abominables et efficaces,il réussit à imposer un face à face impitoyable ( nous-notre monde ).

Des jardins splendides et en ce moment pleins de roses et de chèvre-feuille ( Palazzo Malipiero ), au grand canal plein de touristes….Plein… Comment navigue t’on là-dessus?

De l’intéressant pavillon Israëlien et aussi le pavillon Turc à une tonne de machins que j’ai déjà oubliés…( l’exposition indigente et bien nommée -Very light art  ) dans la Ca Rezzonico qui présente aussi de magnifiques gravures de régates Venitiennes. Celles du 17 eme étant les plus belles et dingues. Je ne trouve pas ma préférée, mais en voici une:

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In tali opere, libere da vincoli funzionali, la fantasia degli artisti si sprigionava in capricciose invenzioni con motivi ornamentali, scene mitologiche e figure allegoriche.

Erano imbarcazioni destinate a durare lo spazio di una cerimonia, documentate oggi solamente da disegni preparatori oppure da stampe che ne tramandano il fastoso apparato decorativo.

Du pavillon Français assez remarquable je dois dire ( mais pourquoi cette sotte analogie Ravel et to ravel…).

Moi qui ne me passionnais plus pour Sala ( depuis son premier film aux arts déco ), j’avoue que l’ensemble est remarquable et le livre à l’air intéressant . Je ne sais pas si citer Eschenoz était indispensable ( je ne sais plus si je l’aime)

De JMM qui devient un élément du Lion d’or en s’associant ( pour rire et il a raison et en plus il ose ) à cette grotesque performance dans la salle de Steiner…

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 Il ne faisait pas très chaud ( on a même allumé le chauffage ) . Ferrare et l’expo superbe de Dominique Paini ( Antonioni) …

Bref. Un petit bal de monstres, des lunettes que l’on a vues que sur la planète Mars, des new-richeries à tomber, des chaussures pour marcher sur une planète inconnue ou un decor SF pas utilisé dans les années 50 et , au Palazzo Grassi , FP qui parle fort et arpente l’expo Stingel que j’ai beaucoup aimée….

( Il est chez lui certes ) mais avec mon billet à… Euros , je suis aussi chez moi et je n’ai pas opté pour l’option » il sera parmi vous ».

Je n’ai pas de raison de supporter ses conversations non stop ( son téléphone sonne) plutôt que celles de la fille au chien à qui je fais les gros yeux…

Un Français nous dit : «  On a pris l’ascenseur avec lui« . V est patiente et le laisse compléter sa phrase. Moi je tourne le dos illico.

De l’ami délicieux de JMM , à Marion retrouvée là par miracle! Du Lido d’avant au Lido d’aujourd’hui: Tristesse du grand Hôtel abandonné, fermé… La végétation prend le dessus.

Mais c’est normal. Quelle clientèle pour cet énorme palace? Des gens en sandales et pantacourt comme ceux que l’on a vu sortir de l’Hotel Hungheria ( voir ce blog il y a 4 ans)

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photo de VS

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L’appartement est super bien. Vaste. On y dine un soir seulement et les locataires Français du rez de chaussée disent à l’agence que sans doute on a fait une fête… La grande tradition de la délation. Cool…

Pas le temps de me souvenir..; Demain France culture encore..; J’adore.

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PS: Face Book.. Mais qui sont tous ces gens qui m’arrivent en rafale?

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8h30, hop direction la Maison de la radio toute neuve.

Oups

De Venise à Scob en passant par la maison.

On a ri comme des baleines à Venise. J’ai ce que j’appelle le « tangui -tanga » d’après Vaporetto comme à chaque fois..

Pas levé le nez aujourd’hui

Travaillé sec parce que demain début de montage à FC

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VOX

LA VOIX REVIENT

Petit à petit, le voile se lève, la voix se timbre.

Ca m’angoisse sérieux ces histoires.

Je suis bien tranquille à chercher des informations sur Bella, le peintre Venitien, à écrire à la C.M, pour préparer ma venue à Venise.

Il faudrait que ce soit avant Janvier.

Je navigue, arrive sur Kulchur aux magnifiques couvertures , puis à un beau site, Reality studio, et W. B. Je choisis cette image en pensant aussi à la Black Maria qui m’a toujours fascinée.
Mais comment suis-je arrivée là en partant de Lucioles, mystère. Ah non c’est par le biais du Blog de Eva T, rencontrée il y a longtemps

J’ai faim.

J’ai terminé un livre envoyé par AB, et qui devrait intéresser les étudiants confrontés non pas au devoir de mémoire,  mais au Mémoire tout court. Comment écrire et quoi?

Il s’agit d’un petit livre, simple et sincère, bleu aussi qui s’appelle Ecrire en tant qu’artiste de Jan Svenungsson.

Le livre sera présenté le 22 novembre à la librairie du Jeu de Paume

Et voici Messaline coincée entre la Black Maria à réaliser soi-même etc…

Tracheïte

Voix de la Comtesse avec passage de vaporetto.

Comme j’étais garde malade depuis dimanche, j’ai commencé à dérusher La comtesse M., pour faire ma deuxième histoire Italienne. Ce qu’elle raconte est dingue. Passionnant.Drôle. Au moment où je savoure d’avance le moment où elle m’a autorisé à la filmer, et en mettant la DV dans le machin. Surprise. Pas de Time Code et pas d’image. Ca bloque sur le zéro. Abrégeons, 5 DV sans rien.. .Mais que c’est il passé? Impossible que je n’aie pas vérifié.

DV défectueuse? C’est moins douloureux 4 ans après mais quand même.

Les histoires de Breton, Picasso; Gorky , et Peggy!!!

Bon, j’appelle A. Lui demande si elle peut charmer la Comtesse pour que l’on y retourne. En Janvier.Deux jours suffisent.Et je la ferai démarrer sur Pasolini. L’avantage c’est que je sais ce que je veux maintenant.

Pour la grenouille de Bramantino,qui s’appellera: « L’ombre d’une barbe » *, chercher encore du côté du séminaire de Carracas-Lacan.

Est ce que PM se laissera filmer et en parler??? Il m’a envoyé un mail.

R. ne peut jouer ce soir vue sa voix. Hier course aux médecins. On n’en a pas puis on en a trop. D. comme d’habitude me dit que j’appelle quand je veux, le spécialiste des voix apparait… A suivre… Mais je n’aime pas ça et suis plus inquiète que lui.Je l’entends d’ici faire: A  AAA AA pour tester. moi je pense qu’il devrait arrêter demain aussi mais je me fais engueuler. Proposition de film pour cet été.

Argenteuil . J’y oublie mon téléphone. Je crois que les transparents à cette taille n’iront pas. Je n’y crois pas disons.

J’envoie un mail aux cousins de NY. Je viens de voir les images de la Tempête..

Samedi soir, très très beau concert d’Enrique Espejo ( Lorca).

Après nous descendons avec MM manger une soupe à Belleville rapido. Histoire de bien jouer le lendemain ( une catastrophe. AUcun mental comme on dit. Je me décourage à la première balle qui ne marche pas …) Ce serait intéressant de comprendre pourquoi je réagis comme ça et…perds….

*Lacan

Les noces du Doge et de la mer/Interview DEC 2008

Nicolo Marcello 1

Doge Marcello

Marcello

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Nicolo Marcello 2

doge de Venise

3 X 4h d’interview de la Comtesse M.

Quel monde ‘étonnant » comme elle le dit elle-même…

Trois jours avec le Brouillard, les bals, Primo le domestique fidéle jusqu’à la mort, Primo-First.

Atmosphère de Cahiers d’Aspern, de Mort à Venise, des chemises noires, du mariage du Doge à la mer ( Nicolo Marcello : 13 août 1473 – 1er décembre 1474 Doge de Venise), du Bucentaure, d’une orange épluchée, d’une domestique au mains argentées…

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